Connaissez-vous l’homosocialité ? C’est un fléau qui peut toucher nos enfants dès le plus jeune âge. Parfois poussés par un·e camarade, parfois par un·e aîné·e, voire même par les parents ou les enseignant·es, nos enfants sont tentés par l’homosocialité à la maternelle ou avant. Dans les cours de récré, dans les jardins d’enfant, à chaque instant, on inculque à nos innocents chérubins cette doctrine perverse pour souvent les embrigader à vie.

Mais l’homosocialité, c’est quoi d’abord ? C’est un terme sociologique pour décrire la tendance à avoir une préférence pour les personnes du même genre dans les relations non sexuelles. En clair, ça commence avec les garçons qui jouent au foot entre eux dans la cour de l’école pendant que les filles jouent à la marelle, et ça se poursuit avec femmes dans la cuisine pendant que les hommes regardent le foot à la télé.

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Si cela vous parait être un faux problème, dites vous que ça ne s’arrête pas là. L’homosocialité, ça fait partie de tout un système qui fait qu’on commence par trouver normal d’être entre garçons dans la cour d’école et qu’on continue sans se poser de question à rester entre hommes dans les conseils d’administration ou les gouvernements. Parce que oui, les inventeurs de la non mixité, c’est nous, les hommes. Et on la pratique encore très largement.

Maintenant, place à la séquence émotion où je vous raconte un souvenir qui illustre le sujet du jour. Dans ma tendre enfance, je passais beaucoup de temps avec D, la fille d’amis de mes parents. Comme il est de bon ton dans une société hétéronormative, on nous disait qu’on était amoureux. L’amitié entre les garçons et les filles, même avant trois ans, c’est apparemment impossible. Nous nous prenions tout à fait au jeu et D et moi avions décidé de nous marier.

Un jour cependant est venu la maternelle et avec elle, le contact avec d’autres garçons et filles de notre âge. Au début, c’était cool, on chantait “Sur Le Pont d’Avignon”, on se réveillait mutuellement pendant la sieste et on jouait à se couper les cheveux au lieu de faire nos découpages. Mais petit à petit, j’ai joué de plus en plus avec les garçons et elle de plus en plus avec les filles. Nos centres d’intérêt divergeaient, et nos fiançailles ont été rompues sans qu’il fût nécessaire de dire un mot.

Par la suite, il y a encore eu quelques ratés dans mon apprentissage du genre, comme la fois où D s’est moquée de moi parce que ma couleur favorite était le jaune, une couleur de fille, et que j’ai donc choisi de la remplacer par le mauve. Globalement pourtant j’avais fini par apprendre ma leçon : les garçons valent mieux que les filles et il ne faut pas trop se mélanger. Peut-être l’avais-je trop bien apprise ? Puisque les filles étaient si nulles, j’ai proposé à mon meilleur ami B d’être mon amoureux, et je disais à qui voulait bien l’entendre que nous nous marierions un jour.

Cette idylle fut hélas de courte durée. Alors que j’envoyais des baisers à B dans la cour de récréation, une institutrice débarqua en trombe pour m’expliquer que les garçons ça tombe amoureux des filles et vice-versa et que c’était très mal ce que j’étais en train de faire. Mon engagement précoce pour le mariage pour tous s’arrêta donc là, sous Mitterand, dans le silence et la honte.

Je suis le résultat d’une expérience coercitive destinée à m’enseigner une théorie du genre. Et vous aussi. Si je suis aujourd’hui le dégénéré que vous avez devant vous, c’est la faute à la société.

Il m’aura fallut quelques années pour cesser de refouler cet épisode qui m’embarrassait beaucoup et pour comprendre tout ce qui s’était joué alors dans mon apprentissage du genre et de la sexualité. Entre 0 et 6 ans on apprend qu’il y a deux catégories super importantes et qu’elles ont des limites strictes. Oui tu dois chercher la compagnie des hommes, mon fils, mais pas comme ça.

heterosexualité

L’homosocialité va souvent de paire avec l’hétérosexualité. Un jour un mec gay m’a dit “il n’y a rien de plus pédé qu’un hétéro”. C’est vrai que tous ces mecs qui passent leur temps entre eux, quand même, c’est un peu pédé, non ? Ne vous inquiétez pas, ils ont remarqué. C’est ce qu’explique Eve Sedgwick dans “Between Men” : l’homosocialité et l’homosexualité existent selon elle sur un continuum. Chez les hommes, on est homosocial parce qu’on vit dans une société misogyne et que le masculin et le viril sont valorisés au détriment du féminin. Si les hommes sont les êtres supérieurs, quoi de plus naturel que de chercher leur compagnie ?

Quand on passe son temps avec des hommes, nos affections et rivalités, nos hiérarchies et nos jalousies sont ce qu’il y a de plus important. Se prouver à soi et aux autres hommes qu’on a notre place dans cette société masculine prime sur tout. Tout comme on attribue facilement, erronément, le maquillage féminin au désir de plaire aux hommes ; on se trompe souvent en pensant que les hommes font ce qu’ils font pour impressionner les femmes. Même quand on croit faire les choses pour séduire, bien souvent ce qui est en jeu c’est notre place dans le grand concours de bite qu’est notre vie.

Il y a évidemment une tension sous-jacente dans cette impitoyable fête à la saucisse. Fréquenter les hommes, admirer les hommes, glorifier leurs corps musclés dans l’effort sportif est tout à fait acceptable et normal. Vouloir le toucher est prohibé. Il faut absolument dresser un mur entre nous et la suite logique de nos affections. Parce que, pour faire court, l’homosexuel est le pénétré, donc le féminin, donc l’inférieur.

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Eve Sedgwick s’est donc attachée à montrer comment les hommes utilisent stratégiquement l’homophobie et l’héterosexualité pour dresser des barrières entre homosocialité virile et désirable et sa voisine l’homosexualité. On passe notre temps à se traiter de pédé et d’enculé et à faire des blagues homophobes diverses mais finalement pas très variées. C’est notre moyen de casser la tension : plus je fréquente les hommes, plus j’aime les hommes, plus je dois crier haut et fort que je ne suis pas un pédé, que je ne suis pas une meuf.

Dans le même temps on utilise les femmes comme des pions sur un jeu d’échec pour établir une hiérarchie entre nous. Si on cherche à coucher avec une femme pour prouver qu’on est un vrai mec (c’est à dire prouver notre valeur dans un monde misogyne), c’est en grande partie pour le prouver aux autres hommes. Parce que ce sont eux nos pairs, eux dont le jugement compte pour nous. Au final les femmes en tant que personnes ne comptent pas tant que ça dans l’affaire.

L’homosocialité masculine est donc un cercle vicieux où plus on est viril, plus on glorifie le masculin, plus on doit être misogyne et homophobe pour dissiper la tension inhérente à l’injonction à l’hétérosexualité dans une société qui hait les femmes.

On apprend à haïr les femmes mais on est obligés de les aimer. On apprend à aimer les hommes mais il est interdit de les désirer. Débrouillez-vous pour faire marcher ce système violemment déglingué.

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Une fois qu’on a dit tout ça, qu’est-ce qu’on fait ? La bonne nouvelle c’est qu’on a déjà fait beaucoup au siècle dernier contre l’homosocialité institutionelle. Aujourd’hui on a des écoles très majoritairement mixtes, une armée mixte, des quotas de parité sur les listes électorales et on fait un scandale quand un lieu est officiellement interdit aux femmes. C’est un peu plus compliqué quand l’homosocialité n’est pas officielle mais de fait. Les stades de foot ne sont interdits à personne, mais le fait est qu’on n’y trouve pas beaucoup de femmes.

On pourrait aussi élargir les quotas à différents domaines : dans l’entreprise et les conseils d’administration, dans les associations, dans les écoles, ou même dans les équipes de sport.

Est-ce que ça suffira ? Non. L’homosocialité est à la fois une conséquence du système de domination genré et une des causes qui contribuent à son renforcement. Ce n’est pas en rendant les écoles mixtes qu’on est parvenu à une utopie féministe et on n’y arrivera pas non plus si je demande à chacun de mes lecteurs de se faire deux nouvelles amies. Il ne peut pas y avoir de solution individuelle quand on s’attaque à un système, et il n’y a souvent pas non plus un bon bout par lequel commencer. Mais je suis sûr qu’ensemble on peut vaincre l’homosocialité.
A Lire :

«Je me suis engagée à ne pas participer à des conférences où il n’y a pas de femme» Un article qui propose justement une solution à mettre en place pour lutter contre les conférences et autres événement en non mixité massculine

– “Between Men” d’Eve Sedgwick (seul son livre L’Epistémologie du Placard a été traduit en Français)

– “Alpha Mâle” de Mélanie Gourarier se plonge dans les communautés de séducteurs francophones pour y révéler, entre autre, que c’est avant tout une affaire d’homme entre eux

68 thoughts on “Pourquoi les mecs préfèrent les mecs

  1. tiens, c’est marrant, j’ai toujours préféré la compagnie des filles (même qu’à l’école primaire, la maîtresse a dû intervenir pour me faire rentrer dans les parties de foot des garçons), jusqu’au lycée, où dans mon groupe il y avait aussi des homos, du coup je passais pour en être un. Et puis ensuite j’ai suivi des études scientifiques où la proportion de fille ne dépasse pas 15%. Mais je préfère toujours les conversations où participent des femmes, c’est souvent plus intéressant.
    Merci pour cet éclairage.

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  2. Cher Monsieur,

    En tant que mâle hétérosexuel (personne n’est parfait), j’ai été particulièrement interpellé par le phénomène que vous décrivez.

    Désireux de combattre ce qui semble être un fléau des temps modernes, j’aurais souhaité avoir votre conseil sur la méthode à employer.

    Je souhaite, en effet, fréquenter plus de femmes dans mon quotidien, mais voilà, je me heurte à un obstacle de taille: dans les cercles que de loisirs que je fréquente (je suis féru de jeux de cartes à collectionner) on ne trouve malheureusement que des hommes.

    Doit-on mobiliser les pouvoirs publics afin de promouvoir la place des femmes dans des milieux restés trop longtemps genrés ou dois-je m’astreindre à des activités plus mixtes pour lesquelles je n’ai absolument aucun attrait (comme le volleyball par exemple) afin de participer à la déconstruction des stéréotypes ?

    Merci pour votre aide et bonne continuation

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  3. Mâle blanc hétéro cis 40 ans 3 enfants chef de projet sportif collectif.
    La réflexion est intéressante même si je ne suis pas d’accord complètement sur le lien qui est fait avec l’hétérosexualité. Oui ce lien existe actuellement mais sa cause est culturelle (répartition des tâches, armée, dogme catholique)
    Il fut des sociétés (les grecs anciens notamment) où les relations homosexuelles et l’amour entre hommes étaient bien acceptés, ce qui ne les empêchaient pas d’être homosociaux et mysogines. Donc tu peux être sans problème homosexuel(le) et homosocial(e).
    Et après, j’aime à le rappeler, rien ne nous prouve que si les femmes avaient le pouvoir, l’oppression du genre opposé serait moindre. Différente sûrement mais moindre… On reste de la même espèce et globalement on peut être, homme comme femme, tout aussi admirables ou méprisables.
    Oui, les hommes ne sont pas supérieurs aux femmes, mais les femmes ne sont pas moralement supérieures aux hommes. Si on pense l’inverse, on est sexiste et on admet qu’il y une hiérarchie entre les sexes.

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    1. Tu loupe le point de l’article.
      Deja, le post parle de notre société, donc les comparaisons avec les grecs ca n’as pas bcp de sens. Ensuite, les grecs avaient beau avoir institutionnalisé une forme d’homosexualité, l’amour n’était absolument pas accepté. Ils poussaient meme la dissonnance très loin. Deja, seul le plus jeune etait pénétré et il devais ne manifester aucun plaisir. Ensuite la durée de la relation etait limitée et s’arrêtait vers les 20 ans de l’ephebe. Les quelques couples vraiment amoureux fuyaient les cités. Donc en gros, ils devaient avoir des relations sexuelles mais c’était plus une forme de bizutage que de relations amoureuses. (On pousse l’homosocialité jusqu’au sexe mais il reste la barrière de l’amour qu’il ne faut absolument pas franchir)
      Ensuite faut arrêter quand on denonce un tort dans notre société actuelle “oui mais l’inverse aussi ca serais dangereux nyanyanya” on a jamais parlé d’instaurer un matriarcat faut se calmer 2 min ya encore de la marge entre l’égalité et l’inversion des oppressions.

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      1. Attention il y a une grave erreur Th quand tu dis : »Il fut des sociétés (les grecs anciens notamment) où les relations homosexuelles et l’amour entre hommes étaient bien acceptés, ce qui ne les empêchaient pas d’être homosociaux et mysogines. Donc tu peux être sans problème homosexuel(le) et homosocial(e). »

        Non, 100% non ! En Grèce antique si les femmes étaient principalement au foyer et reponsables des enfants, elles n’étaient pas considérées : ni comme inférieures, ni comme impures !! Au contraire elles étaient valorisées car dans l’inconscient collectif, une femme forte et en bonne santé donnait de beaux enfants (héhé pas cons les grecs). Pour preuve, il suffit d’observer et de comparer la taille des déesses représentées au fronton des temples, témoignage du passé. Identique à celles des hommes (les Dieux), elles pouvaient même parfois les dépasser de qq centimetres.
        La femme impure est apparue plus tard et avec les religions, qui avaient pour objectif de contrôler les naissances (Un enfant tous les neuf mois ça fait beaucoup de bouches à nourrir), ce qui n’est plus d’actualité aujourd’hui grâce à la pillule.

        N’est pas historien qui veut. C’est bien de s’appuyer sur les chercheurs quand on avance des thèses.

        lire : Femme desiree, femme desirante D.Flaumenbaum
        Voyager : à Athène en Grèce et visiter le musée de l’Acropole.

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  4. Personne n’a dit que les femmes sont moralement supérieures aux hommes. On parle de société patriarcale qui inculque des valeurs malsaines aux gens et qui place les hommes au dessus des femmes. C’est tout, pas la peine d’aller chercher plus loin et de se donner des maux de tête. Rappeler que les femmes ne valent pas mieux que les hommes quand on parle de problèmes masculins c’est extrapoler et ça sert juste à se rassurer. Bizarrement, il n’y a personne pour rappeler que les hommes ne sont pas mieux que les femmes quand on aborde un problème féminin comme par exemple leur prétendue vénalité.

    Rien à voir mais merci à l’auteur !
    L’homosocialité m’a effleuré l’esprit mais c’est très bien expliqué et explicité ici !

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    1. Merci pour cette réponse Marie qui me semble nécessaire.
      Vous avez raison TH de dire que la cause du lien homosocialité et hétérosexualité est culturel. Mais l’hétérosexualité aussi c’est culturel ! La division de la société en deux genres et deux sexes aussi !
      Comme vous parlez de l’exemple de la grèce antique, il faut noter qu’à l’époque il y avait une pratique homosexuelle acceptable, certes, mais les rapports n’étaient pas conçus comme des rapports entre égaux. Le pénétré était l’élève et le pénétrant le maître. Une chose très intéressante que montre Eve Sedgwick dans son livre c’est que jusqu’au 19ème environ (dans la haute société britannique du moins) les pratiques homosexuelles étaient davantage vues comme des enfantillages, preuves d’immaturité, et qu’on n’a changé que relativement récemment vers le point de vue actuel de l’homosexuel comme efféminé.

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      1. Bonjour et merci pour ce blog que je découvre. J’ai des heures de lectures devant moi 🙂
        Je suis en train de lire « Sois un homme ! « d’Anne-Marie Sohn sur la construction de la masculinité au 19ème siècle. Elle décrit le même type de pratiques homosexuelles dans les lycées français. Ces pratiques étaient vues comme des pratiques de substitution.

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  5. Intéressant, par contre j’ai deux bémols.

    Tu dis dans ton dessin
    “Vos enfants ne sont pas amoureux, pas hétérosexuels”, et je comprends ce que tu veux dire : vos enfants ne correspondent pas de base à la norme hétéro (cisgenre, monogame et tout), arrêtons de les présumer hétéros et foutons leur la paix avec ça.

    Mais dit comme ça, cette phrase est aussi fausse que la croyance que tu combats. Il y a des enfants amoureux. Il y a des enfants qui ont déjà une orientation définie même si pas tous, et ça peut être hétéro, ace, aro, bi, lesbienne… Cette orientation évoluera peut être dans leur vie ensuite ou peut-être pas, mais elle est bien là dans le présent.

    Aussi, c’est pas ton propos mais ça peut être interprété comme ça, ton article laisse entendre que l’homosexualité masculine serait juste une forme d’homosocialité “”extrême”” et du coup ça flirte avec le cliché que “Les gays sont gays PARCE QUE misogynes”. Au passage je crois pas qu’il existe UNE cause au fait que des gens soient gay (ou bi ou autre) mais plein de causes imbriquées et différentes selon la personne.

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    1. Merci pour ton commentaire. Je vois bien ce que tu veux dire mais je pense que parler d’une orientation sexuelle innée des enfants c’est se tromper. L’hétérosexualité c’est pas juste des hormones et des attirances “naturelles”. C’est un système et des pratiques culturelles construites, auxquels les (très jeunes) enfants participent parce qu’on les y pousse. Ce sont les adultes qui apprennent aux enfants qu’il y a des garçons et des filles. Que les garçons se comportent comme ci et les enfants comme ça et que les uns doivent être attirés par les autres.

      Quand à l’interprétation qu’on peut faire de mon article en le poussant plus loin que ce que j’ai écrit… Malheureusement j’ai l’habitude qu’on le fasse depuis le temps que j’écris sur internet. Et je ne crois pas qu’on puisse s’en prémunir.

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      1. Je pense pas qu’il y ait une orientation innée (il peut y avoir des FACTEURS innées mais rien n’est joué à la naissance pour autant). Par contre il y a des enfants qui ont déjà une orientation claire dans leur tête dès 4 ans.

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      2. L’orientation sexuelle de tout les individus est décidée avant leur naissance, durant la phase embryonnaire périnatal un pic de testostérone à un moment précis permettra ou non de faire grandir un noyau dans l’air près optique du cerveau. Si le pic de testostérone ce fait à ce moment précis alors le noyau grossira et l’individu sera attiré par les personnes au sexe féminin et si ce pic se fait plus tard ou plus tôt alors le noyau ne se développera pas et l’individu sera attiré par les personnes de sexe féminin. L’orientation sexuelle ne change pas(du moins ce n’est pas prouvé) mais il peut y avoir des comportements sexuels(il y a une différence entre les comportements sexuels et l’orientation sexuelle) qui diffère de l’orientation en raison de la société, la socialisation primaire,… Si le sujet vous intéresse je vous invite à vous pencher sur les études de Jacques Balthazart.

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      3. Mea culpa j’aurais dû mieux m’informer mais un grand merci pour votre réponse et l’article que vous m’avez montré

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  6. Pourquoi devrait-t-on laisser une tafiole dont j’éclaterais personnellement bien les os et rien d’autre, nous “gayspliquer” ce que c’est d’être un homme cis avec des théories néo-féministes?

    Le jour où un homme hétéro écrira sur la condition masculine pour la déconstruire, on pourrait écouter et diffuser. Là, si jamais je croise la gueule de l’auteur à Paris…

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    1. Pardon vous avez visiblement accès à des informations sur mon orientation dont je n’avais pas connaissance. Merci de les partager avec moi et avec Pharos.

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    2. (Soupir) Je ne pensais pas qu’il existe encore de nos jours des bouffons avec si peu d’ouverture d’esprit et de remise en question !
      ô votre égo de mâle s’est senti visé? à quoi bon? on a donc recours à de la bonne violence qui fait mâle hein !
      Votre commentaire m’a fait sourire de compassion et du ridicule qui en découlait !

      Je rajouterai que les « rageux » sont les plus vulnérables et qui ont de sérieux problèmes à résoudre avec eux-même…
      (Vous devriez avoir de bons psy sur Paris l’ami …)

      Pour ma part, merci, j’ai trouvé cet article fort intéressant qui m’a permis de m’interroger sur mon propre parcours !
      je rajouterai que l’homosocialité est également dût au patriarcat, nous sommes oppressé par des valeurs que la société a décidé de choisir ! Un homme doit être viril et fort, doit travailler, doit être un étalon au pieu, doit être sans faille, ne doit pas montrer ses émotions mais susceptible et violent (et con) si l’on touche à sa pseudo « virilité »…

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    3. ça c’est du commentaire guy ! L’auteur n’a rien dit de son orientation, mais c’est la seule chose que tu as trouvé à dire pour contrer son argumentaire !?

      Décidément, tu es trop con pour expliquer ton point de vue? T’inquiète pas, moi je suis doux comme un agneau…Sauf avec les gars dans ton genre que je mange et recrache au petit dej ! Arrête de faire ton « zgeg » et redescend un peu : tu me croises dans la rue, tu finis avec la marque de ma chaussure sur la tête ! Alors écrase, tu veux?

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    4. cet article aurait-il fait mouche? aurait-il titillé un aspect refoulé de ta personnalité? Tant d’agressivité ce n’est pas anodine… Malheureusement je pense que tu n’es pas prêt à te pencher plus avant sur ton toi-même.

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  7. L’amitié masculine est bien la pire chose qui puisse arriver aux femmes de France. Gavées d’hormones, tuant leurs enfants, les femmes Françaises subissent les terribles contraintes d’une société où les garçons et les hommes ont encore le droit d’être amis. Pas étonnant que les femmes Françaises consomment tant d’antidépresseur ! Vivement la pilule contre l’homosocialité !

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    1. J’allais faire une nouvelle réponse cinglante, face à tant de bêtise, mais je m’inquiète un peu pour vous Jacques. J’ai connu des trolls comme vous, des dizaines. Je pense que vous êtes très seul et très malheureux. Si vous avez besoin de parler de vos problèmes, je suis là.

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    2. Ah parce que vous pensez que cet article milite contre le droit d’être amis? J’avais pas l’impression que rappeler que l’amitié « enfantine » n’a rien de « sexuel », c’était être contre l’amitié entre garçon !
      Je n’avais pas l’impression que de rappeler que l’amitié peut être « hétéro-sociale » était un appel ne plus être l’amis d’un garçon !
      C’est bien tenté cette argumentation homme de paille (consiste à déformer le propos initiale pour se vanter comme un crétin dans les commentaires comme vous), mais c’est éculé jusqu’à la moelle ! Trouver autre chose !

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  8. Hello! Désolé pour le retard de réponse, mais ma Vraie Vie ™ est bien remplie en ce moment et je peine à trouver le temps pour faire une réponse correcte.
    Concernant ma remarque sur l’égalité hommes-femmes devant la grandeur ou la bassesse, elle est, je l’admets volontiers, en dehors du périmètre de l’article.
    Mais elle n’est pas inutile – et j’aurais dû le préciser – car elle me permet de savoir si la discussion est possible ou pas. C’est pour moi (et c’est subjectif) un indicateur important de cohérence du discours : c’est profondément débile de fustiger les hommes sur l’inique traitement que subissent beaucoup de femmes sur le seul critère de leur sexe et leur orientation sexuelle car ça signifie baser sa réflexion sur les mêmes fondations sexistes que ce que l’on veut critiquer. C’est comme un arabe qui se plaint du racisme et qui n’aime pas les noirs (vécu plusieurs fois) : en pensant de manière similaire, il valide de facto les fondements haineux de la réflexion de l’autre.
    Donc des réponses différentes m’auraient fait directement abandonner la discussion car la compréhension mutuelle n’était pas possible. Et j’ai la faiblesse de penser, contrairement à beaucoup de commentateurs ici, que c’est le but d’une discussion courtoise.
    Mais je prends le point, j’expliquerai plus la fois prochaine.

    Concernant les grecs, je ne suis pas un expert mais j’étais plutôt rester après mes lectures sur les postulats suivants, que j’illustrerai avec un article (ne faites pas attention au fait que ce soit l’Obs …) : https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-les-echos-de-lhistoire/20121109.RUE6437/a-propos-de-decadence-les-grecs-n-etaient-ni-homos-ni-heteros.html

    Ceux qui lisent cet article me diront alors que ma remarque sur les grecs est hors propos car il y est dit qu’ils ne pensaient pas principalement en termes de sexe/d’orientation sexuelle mais en termes de statut social, donc on ne peut pas vraiment comparer
    . Pas faux 😁, mais ça a au moins le mérite de mettre en exergue le seul point d’amélioration que je me permet de proposer pour l’article (ou les suivants), ALORS QUE COMME JE L’AI DÉJÀ DIT JE SUIS GLOBALEMENT D’ACCORD AVEC L’ARTICLE (je préfère l’écrire en gros, certain.e.s me faisant orgueilleusement un procès d’intention, comportement qu’ils fustigent par ailleurs, cf. mon exemple sur le racisme), c’est le manque de contextualisation et sa simplification et généralisation implicite à tous, ce qui en fait, de mon point de vue, un article polémique et donc putaclic . Était-ce vraiment l’intention? Pour ma part je ne le pense pas.
    Or les articles polémiques ne font à mon avis que principalement cristalliser les positions respectives.

    Pour finir sur l’aspect inné /acquis, je vous invite à vous pencher sur les dernières découvertes passionnantes sur l’epigénetique, la mémoire et sa transmission à nos descendants, qui malheureusement seront dures à avaler pour ceux qui se rassurent en pensant en termes simplistes en collant des étiquettes à tout le monde (en commençant par eux-mêmes).

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  9. Article très intéressant, je ne connaissais pas cette problématique ni le mot d’ailleurs

    “Cependant, dommage qu’on ne s’intéresse qu’au problème rencontré par les hommes et non par les femmes. Je suppose que si les hommes rencontres des problèmes à force de vivre dans une société homosociale, les femmes doivent aussi rencontrer des problèmes et il est dommage que notre société misogyne ait encore mis l’accent sur les hommes au lieu de parler du problème dans sa globalité. 😉”

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    1. Merci pour ce commentaire mais je ne suis pas certain de comprendre la citation. Par “problème dans sa globalité” vous comprenez quoi ? J’aurais du parler d’homosocialité féminine ?

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      1. C’est effectivement le point de vue de l’homosocialité féminine qui manque dans ce résumé sur cette problématique. ton travail est fabuleux et je peux comprendre qu’étant donné que nous sommes dans une société patriarcale on aborde l’homosocialité masculine pour tous les travers qu’elle engendre mais oublier de traiter les comportements que cela induit chez les femmes est, il me semble dommage et dommageable pour la compréhension de nos relations hétérosociables.

        En tout cas, merci encore pour ton travail et je vais essayer de trouver les livres, les articles parlant de cette problématique.

        Bonne journée.

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      2. En fait, c’est juste pas le sujet de ce blog, ici on parle de masculinité. Je pense que l’homosocialité féminine ça mérite d’en parler bien sur mais c’est un phénomène très différent, je n’ai pas lu sur le sujet et je n’en ai pas non plus fait l’expérience. Je ne vais pas m’avancer à en discuter.

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  10. My written French is a bit rusty so will comment in English. First of all, the article is well written, funny, interesting, informative. I like that you draw from your personal experience, one we can all relate to, to make your argument about “l’homosocialité”. You’re a man and you develop your article from that perspective and yet, I’m sure women know exactly what you’re talking about.

    I’m a 44 year old Salvadorean woman who grew up with eight brothers, so I learnt to be friends with men from age zero. Unfortunately, as a kid, adults around me didn’t understand it; as a teenager, my classmates of both genders didn’t understand it (girls thought I was a ho, guys thought I wanted to be their girlfriend); and as a young adult and a feminist, I questioned myself to the point foregoing my masculine friendships –a bit to go against this “Si les hommes sont les êtres supérieurs, quoi de plus naturel que de chercher leur compagnie ?” I had to learn to be friends with women and in that process, because of all that “l’homosocialité” implies, I neglected being friends with men. At my age I have found a balance between what I knew growing up, in other words being friends with men, and who I want my friends to be: feminist, self-reflective and empathetic people.

    Your article has stirred in me a lot of memories of a mixed school with a segregated recess, where boys played on one side and girls on the other, and in the middle the judgemental glance of the teachers. Or of my brothers refusing to play football with me (admittedly, for a long time I wore orthopedic shoes that left big bruises on my brothers’s chins, so maybe that’s why they didn’t want to play with me).

    There is so much to say about this topic and you did a very good job mansplaining it.

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  11. Merci beaucoup pour cet article, très intéressant comme toujours. Je vous lis depuis plusieurs mois. Cette homosocialité se révèle bien dans les instances de pouvoir (conseils d’administration, cabinets ministériels, cercles de réflexion, lobbies, clubs…) : on n’est jamais choqué que ces instances soient non mixtes de facto (ou que la représentation des femmes se résume à la portion congrue) alors qu’on s’émeut du moindre atelier non mixte de militant-e-s bien loin du pouvoir.

    Certains commentaires parlent de l’homosocialité féminine. Je pense qu’elle est bien différente. Je manque de chiffres, mais je dirais d’abord qu’elle n’est pas forcément présentée comme socialement désirable. Tous les jours, depuis mon adolescence, j’entends une collègue ou une copine pester contre les « ambiances de filles » car « ça fait des histoires ». C’est toujours perçu comme moins désirable qu’un groupe d’hommes. Ou plus futile. On parle alors de réunion « entre filles » (alors qu’on parle d’être « entre hommes », les femmes, ces éternelles mineures) et ce qui leur est réservé, comme la presse féminine, n’aborde souvent que des sujets légers, futiles comme la beauté, la mode…
    L’autre point, c’est que les femmes sont beaucoup plus formatées dans le moule du « care » et qu’elles exercent cette fonction de prendre soin de façon indistincte. Elles prennent traditionnellement en charge le soin aux enfants, aux aînés, aux autres femmes (voire la surreprésentation féminine dans les métiers du soin, y compris maintenant chez les médecins, dans les métiers du sanitaire et social) voire aux hommes (ça m’a frappé l’autre jour en lisant un témoignage sur une femme qui avait ouvert un centre pour hommes victimes de violences conjugales).

    Bref, cette remarque n’a pas de prétention à aller très loin, si ce n’est de nuancer la question de l’homosocialité féminine, qui est très différente.

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  12. Bonne question mon petit, je te conseille simplement de faire l’apologie de ton loisir auprès des femmes en leur expliquant pourquoi tu aimes et ce qu’elles pourraient y trouver ainsi que comment tu les intégrerais dans ces cercles féminins.

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  13. L’homosocialité… Ici sur le genre. mais forte aussi sur l’âge, dans notre société, non ? : tendance à créer des cultures et des lieux en fonction de l’âge et à regrouper les gens par âge (depuis les enfants nés la même année dans les mêmes classes jusqu’aux vieux handicapés dans des institutions pour vieux handicapés).

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  14. Bonjour!
    Après avoir lu ton article, dont je trouve le sujet fort intéressant, je me rend compte que j’ai un problème avec la forme.
    C’est un avis personnel mais je n’ai à ce jour jamais rencontré la moindre personne qui se fasse des amis pour le genre. Les amis se font essentiellement par le biais de passions communes avec des gens partageant des centres d’intérêts communs, pas parcequ’on nous inculque que les hommes sont mieux ou que les filles sont mieux.
    Tu lie le fait que les garçons qui jouent au foot vont provoquer par la suite que y’ai que des hommes en politique, mais moi le seul lien que je vois entre les 2, c’est que foot et politique ne sont pas des centres d’intérêts pour beaucoup de filles.
    Je rajouterais même que dans ces 2 milieux, je suis quasiment certain qu’une majorité d’homme aimeraient voir plus de femmes parmi eux. Sauf qu’il y’en a pas.
    Je suis passé dans des milieux ou la proportion de femmes étaient supérieure a celle des hommes, ça m’est deja arrivé de me retrouver le seul mec dans une salle de classe par exemple. Les filles avaient envie qu’il y’ai plus d’hommes parmis elles, sauf que les hommes ils étaient dans d’autres filières. Mes amis les plus proches sont quasi exclusivement que des filles, je ne les ai pas choisi parcequ’elles etaient des filles, ce sont mes amies parce qu’il y’avait majoritairement des filles la ou j’ai fais mes études. Inversement, certaines de mes passions sont des milieux essentiellement masculin, et de ceux la je ressorts mes amis hommes.
    Si on prend en compte certaines filieres ou des hommes ne croiseront qu’occasionnellement des filles lors de leurs vies (je prend un cas extreme pour l’exemple : etudes dans les filieres techniques puis poste dans le BTP) il va forcement se faire des amis parmis un pool de personnes masculines beaucoup plus grand.
    Du coup je ne pense pas que l’homosocialité soit un phénomène de société mais simplement la resultante de chois personnels qui sont différents entre les sexes.
    De plus, je ne connais également personne ayant des groupes d’amis unisexe. Si l’homosocialité etait une norme societale alors ces cas seraient bien plus fréquents.
    Par contre il existe effectivement des cultures ou les filles sont exclues de la societé, ou les hommes ne se retrouvent uniquement entre eux parcequ’ils ont une vision reductrice de la femme. Mais pas en occident.
    Ici les personnes sont libres de faire les choix qui leur plaisent sans la moindre contrainte. Au pire une petite pique “ah mais tu veux faire infirmier? mais c’est un métier de fille”, mais si une simple reflexion peut foutre en l’air cette envie, la motivation n’y etait pas de base.
    Toutefois je suis d’accord avec ton article sur les passage ou effectivement, les reflexions de certaines personnes peuvent conduire a des pensées orientées, apres tout on se construit par mimétisme, non ?
    Mais a moins d’etre sectaire, dans nos vies on est censé croiser suffisament d’avis divergent pour se construire un avis personnel et en permanence remettre en cause nos acquis.
    Du coup je trouve le sujet passionant, mais ton article me donne l’impression de mettre de coté les causes factuelles de la compositions de groupes pour voir ce phénomène a travers un prisme idéologique, et de chercher un conflit la ou ne se situent que des libertés individuelles d’aller vers les domaines qui nous plaisent.

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    1. Merci pour ce commentaire qui va me permettre d’éclaircir quelques points. Vous expliquez que les femmes s’intéressent peu au foot. Mais pour moi il ne faut pas arrêter la réflexion là. Pourquoi est-ce le cas ? Pourquoi on trouve ça naturel que les hommes s’intéressent davantage à ce sport. Quelles sont les pratiques dans ce domaine qui l’ont rendu si peu attirant pour les femmes ? Pourquoi a-t-on décidé que les équipes seraient divisés par sexe ? Quelles valeurs véhiculent le foot et pourquoi sont elles associées aux hommes ?

      Je pense que par ailleurs vous minimisez grandement les barrières imposées aux femmes pour accéder à certaines professions / positions. C’est d’ailleurs assez marquant que vous preniez l’exemple d’un homme qui veut devenir infirmier. Parce que évidement, les hommes ont moins de difficultés à faire des métiers féminins. C’est normal, le patriarcat n’a pas pou but d’opprimer les hommes. Les témoignages et les preuves de la stigmatisation, des épreuves et des discriminations auxquelles les femmes doivent faire face dans la sphère professionnelle et en particulier dans certains domaines très masculin (armées, ingénierie,etc…) sont beaucoup plus difficile à écarter. Mais quand bien même on nierait l’évidence, il resterait la question de l’orientation. Vous parlez des choix personnels. Je demande pourquoi ces choix personnels à un niveau individuel donnent à un niveau macro une société où les stades et les conseils d’administration sont majoritairement remplis d’hommes ?

      Par ailleurs vous me sortez la tarte à la crème des société “non occidentales” qui seraient sexistes tandis que chez nous, il n’y aurait plus qu’une parfaite égalité. C’est évidement aller à l’encontre de toutes les études qui montrent la persistance des différences salariales, des violences sexuelles, de l’inégalité dans le partage des tâches ménagères etc…

      Evidemment tout le monde n’a pas que des amis de on genre. Personne n’a définit l’homosocialité comme ça. Merci de suivre un peu et de ne pas caricaturer mon propos.

      Enfin, c’est vrai qu’il serait trop simple de dire que l’homosocialité explique tout. Quand on parle du patriarcat, on parle d’un système. Les causes et les conséquences sont difficiles à démêler. L’homosocialité est renforcé par l’ensemble du patriarcat, et le patriarcat est renforcé par l’homosocialité. Du coup, pas facile de savoir par où attaquer le problème (la réponse me semble être : de tous les côtés à la fois).

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      1. Drôle et incisif… comme quoi on peut être profond sans se prendre trop au sérieux.
        Amusant comme certains hommes prétendent naturels des phénomènes qui sont construits, qu’il s’agisse de la répartition genree des sports ou plus généralement de la fabrique des petites filles et petits garçons.
        Voir aussi L’invention de la culture hétérosexuelle, de Louis-Georges Tin

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  15. Drôle et incisif… comme quoi on peut être profond sans se prendre trop au sérieux.
    Amusant comme certains hommes prétendent naturels des phénomènes qui sont construits, qu’il s’agisse de la répartition genree des sports ou plus généralement de la fabrique des petites filles et petits garçons.
    Voir aussi L’invention de la culture hétérosexuelle, de Louis-Georges Tin

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  16. C’est marrant je suis une fille hétero et je me suis toujours mieux entendu avec les mecs… En même temps quand on comprend que les gens ont tous un pourcentage féminin masculin…

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  17. Bonjour, je suis homosocial, le resterai sans l’ombre d’un doute et ne pleurniche pas quand on me traite de beauf, de mysogine et plus quand on me traite de raciste. Je suis mécanicien d’aéronautique, j’ai longtemps joué au rugby, je Fait de la boxe, de la lutte,…. cette homosocialité que votre style de vie vous Fait détester, moi je la recherche: l’ami c’est un type fiable pas un boulet. On est pas des pleureuses, on est pas des fiotes, rechercher des amis du même groupe ethnique que moi: c’est la recherche du mec fiable. Insulter l’autre comme ça, c’est chercher à lui faire péter un plomb (on peut pas avoir confiance en toi). Au final dites vous bien que vous pourrez pas faire sans nous (on veut pas tous êtres sociologue ou vendeur de kébab) mais que nous on le peut. Arrêtez votre pleurniche débile, c’est contre productif: VOUS avez fabriqué l’homophobie, VOUS avez fabriqué le racisme….En restant soigneusement éloigné de notre point de vue. Bien cordialement.

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      1. Bienvenue dans mon monde😄Ta changé mon commentaire😂, bien à l’abris de ton blog avec ton groupe tu te sent fort et tu vire celui qui n’a pas le même ADN que toi… bientôt tu voudras faire pareil dans la vraie vie (bon c’est pas fait, il va te falloir un paquet d’heure de sport et une bonne diéte pour booster ta testo). J’taime bien finalement “truc” a poil rose, cela me rappel les heures les plus sombre🤣. Bien cordialement Pascal brutal (j’t en suppli, dit moi que c’était pas pour la rime)

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  18. Bon c’est bien gentil tout cela, mais où sont les preuves? A part une anecdote personnelle dont on ne peut évidemment pas tirer une vérité générale, et ce d’autant plus que nos souvenirs peuvent être consciemment ou inconsciemment biaisés(http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Comment-comprendre-les-faux-souvenirs) ou les ouvrages d’une universitaire spécialisée en … littérature (https://en.wikipedia.org/wiki/Eve_Kosofsky_Sedgwick), je n’en vois pas.
    Pourquoi le fait de fréquenter davantage les garçons ou les filles selon qu’on en est un serait dû seulement aux mâles? Pourquoi les goûts différents des un des autres auraient seulement une origine socio-culturelle? Pourquoi le fait de se retrouver pour le foot expliquerait la plus grande présence dans les instances de pouvoir alors que les classes sociales concernées ne pratiquent pas ce sport populaire? Pourquoi l’homosexualité serait cousine de l’homosocialité?

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  19. On se pense tous êtres dans le camp du bien et TOUS on en vient à insulter/agresser l’autre, souvent les motifs sont nos propres peur que l’on projéte. L’altérité ou l’inconnu est plein de bonne surprise, attention souvent c’est dangereux mais LE CAMP DU BIEN L’EST BIEN PLUS SOUVENT ET BIEN PLUS ENCORE. Plutôt que de creuser le fossé des incompréhensions pourquoi ne pas les combler. J’arrête de t’emmerder, je te jure que je n’est rien contre toi ni contre ton groupe social (j’ai appris à vous comprendre sans adhérer à votre projet)…. j’ai pas réussi à te convaincre? Essaye de faire mieux.

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  20. Merci pour cet article très bien fait. Je suis cependant sceptique sur la corrélation homosocial et homosexuel. Certes par manque de choix j’entends. Mais il me semble que parmis les 90% des homosociaux très très peu seraient devenus de ce fait homosexuels. Pour moi l’homosexualité est un mystère. Je suis hétérosexuel mais à la limite je comprends et consens la bisexualité.. mais l’homosexualité je ne la comprends pas. Est-ce un choix esthétique ? Bref. Votre article m’a beaucoup plu.

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    1. Je vous rejoint tout a fait dans votre scepticisme vis-à-vis de cette corrélation, mais ce qui est dérangeant, à mon avis, dans votre réponse c’est le fait que vous dites qu’il y a très peu d’homosexuels dans les groupes « homosociaux », ce n’est pas qu’ils n’existent pas, mais plutôt dans le sens qu’ils ne correspondent peut-être pas à la vision que la société se fait généralement de l’homosexuel masculin, car il est bon de se remémorer que l’homosexualité ne fait pas la personne et que donc une personne peut l’être sans que cela se voie, ou qu’elle correspondent aux clichés et aux préjugés.
      En conséquence, la corrélation n’est pas forcément adéquate mais il est tout de même pas adéquat non plus d’affirmer le contraire.
      Néanmoins, on peut il est vrai quand on y réfléchit de manière superficielle se dire qu’un groupe d’homme n’a pas en son sien des homosexuels, pour tout de même paraître être une réponse convenable. Mais le dire c’est renforcer l’idée que les homosexuels ne peuvent pas faire partie d’un groupe d’homme du fait de leur orientation sexuel qui est pour certain inférieur et qui pourrait au passage si cela se savait mettre à mal leur propre virilité, en raison de la vision malheureuse, et quelque peu désolante, qui est encore présente dans la société que l’homosexuel masculin n’est pas vraiment un homme à part entière, ce qui n’est pas forcément vrai et qui renforce encore un peu plus l’idée que quand on est homosexuel, on ne peut en aucun cas être faire partie d’un groupe d’homme, ce qui n’est pas vrai, enfin après tout on parle tout de même de lien d’amitié et l’amitié si elle est sincère ne devrait pas achopper du fait d’une orientation et qui plus est n’a pas d’incidence sur la relation amicale.

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  21. Excellent article, c’est un plaisir à lire. Pour ajouter un exemple de l’homosocialité féminine en exemple, j’ai le souvenir d’un journal pour fille (dans le genre de “Manon”) avec comme conseil “Ne restez pas trop avec des garçons, vous risquerez de prendre leurs habitudes et de moins plaire” – qu’on peut rapprocher avec l’injonction d’être avec des hommes mais de désirer des femmes.

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  22. donc pour résumé votre BD…
    Le garçon ne ressent pas le besoin de sociabiliser avec des filles, c’est sa mère qui le veut. Elle demande à des filles de se “sacrifier” pour être amies avec lui, donc c’est qu’elles non plus n’en avaient pas envie à la base.
    Finalement elles refusent d’être amies avec lui parce qu’il est “trop nul” (alors que les autres garçons sont manifestement capables de l’apprécier). La conclusion logique serait que les filles en question aillent voir ailleurs, si ce mec est si nul et qu’en outre ni lui ni elles ne ressentaient le besoin de se rapprocher au départ (c’est le personnage de la mère, seule, qui en manifeste la volonté).
    Mais non, la conclusion que vous proposez est : il DOIT changer, pour potentiellement être socialement accepté par les filles et donc satisfaire la volonté de sa mère.
    Brillant… un peu comme ces enfants homosexuels à qui on demande de changer, de “frayer avec l’autre sexe” pour faire plaisir à papa maman homophobes.

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  23. Pas du tout d’accord pour deux raisons majeures :
    1/ Je n’ai pas du tout envie de m’intéresser à la mode, elles n’ont pas envie de regarder le foot. C’est une réalité.
    2/ Il y a derrière l’idée qu’hommes et femmes seraient pareils. C’est une idée fausse et potentiellement dangereuse. Comment comprend-on alors qu’il ne faut pas envoyer une photo de son sexe à une jeune fille qui nous plaît ou qu’il ne faut pas mettre des mains au cul ?
    Argumentation détaillé ici : https://larevoltedespoires.wordpress.com/2020/04/28/la-necessaire-frontiere-entre-hommes-et-femmes/

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    1. J’ai lu votre article et je ne trouve pas l’argumentation très détaillée. Vous dites que les hommes et les femmes sont tels que vous les décrivez sans expliquer pourquoi ils seraient comme ça ni ce qui rendrait immuable ces différences. Si vous voulez discuter il faut des arguments un peu plus solides que “c’est comme ça parceque je le dis”.

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      1. C’est comme ça parce que je l’observe. Sur l’observation, je ne pense pas qu’on ait de désaccord majeur : hommes et femmes se comportent différemment et ça pose divers problèmes.
        Notre désaccord porte sur la manière de régler ces problèmes.
        Vous dîtes qu’il faudrait que les hommes arrêtent d’avoir envie de mettre des mains aux fesses des filles et s’intéressent à la danse pour gommer au maximum les différences de sexe.
        Je dis qu’il faut faire avec les différences de comportement et organiser une cohabitation harmonieuse qui en tienne compte.

        En effet, je n’explique pas le pourquoi des différences. Il me semble évident qu’il y a des facteurs physiques, chimiques et sociétaux. Maintenant, savoir dans quelles proportions ces facteurs jouent, je n’en ai aucune idée. La question est capitale dans votre raisonnement puisque vous cherchez à éliminer les différences. Cette question est accessoire dans mon raisonnement puisque je ne cherche pas à les combattre mais à trouver la meilleure manière de faire avec.

        Sommes-nous d’accord sur nos accords et désaccords ?

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      2. “c’est comme ça parceque je l’observe” malheureusement ça n’est pas très solide. En tant qu’individu, votre capacité d’observation est très limitée et orientée par des biais plus ou moins conscients. C’est pour ça qu’existent des démarches scientifiques sociologiques, ethnologiques, anthropologiques. Pour prendre quelques-uns de vous exemples : il existe de nombreuses cultures où la danse est une affaire d’homme, il y a beaucoup d’hommes qui s’intéressent à la mode et à certaines époques et dans certains milieux ça à même été la norme ici, en France (pensez à la noblesse sous Louis XIV). Et évidemment il y a de très nombreuses cultures où personne ne s’intéresse au foot. Vous serez peut être aussi surpris d’apprendre que pendant très longtemps en occident on a considéré que la libido des femmes était supérieure à celle des hommes.
        Avant donc d’organiser une société autour de ces présupposés différence il faut bien les observer de près et les interroger. Votre approche propose simplement de ne pas penser ses propres fondements. C’est aller au devant de l’échec.

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  24. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à partir d’observations. Faîtes une expérience si vous préférez, piochez un groupe de 20 et demandez qui préfère regarder le foot et qui veut regarder la danse, on verra le résultat.
    Je ne me suis pas prononcé sur le pourquoi, j’ai juste supposé qu’il y avait plusieurs facteurs (bien que je pensasse plutôt à la sexualité à ce moment là), ma liste n’étant même pas forcément complète. Je ne sais pas non plus pourquoi, dans d’autres sociétés, c’est le foot qui est joué par les filles et la danse ou la mode par les garçons.
    Pas surpris pour la libido, rien n’a jamais prouvé que l’un en ait plus que l’autre et mes observations ne vont pas dans ce sens. Il y a des différences sur la sexualité et le rapport à la séduction mais la libido proprement dite n’en fait pas partie.

    Mon approche consiste à ce que ceux qui veulent jouer au foot jouent au foot et que ceux qui veulent faire de la danse fassent de la danse, sans me féliciter ni regretter que tel ou tel sexe choisisse ceci ou cela et sans me soucier d’avoir des équipes mixtes ou pas.
    Je veux bien m’intéresser aux fondements, ne serait-ce que par curiosité. Admettons qu’on comprenne de manière quelconque que le goût des garçons pour le foot soit dû à la société, quel enseignement en tire-t-on ? On met des quotas de filles dans les équipes de foot ? Et si on ne trouve pas de filles pour jouer, pas d’équipe ? Comment faire pour que cette histoire ne tourne pas au lit de Procuste ?

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    1. Vous vous méprenez sur l’enjeu. Si on reprend votre expérience et qu’on prend non pas 20 mais disons 1000 personnes (un minimum pour un peu de représentativité). Ensuite regardons qui a déjà violé, qui a déjà tué, qui a déjà agressé avec violence. Les statistiques montrent qu’on devrait trouver quasi exclusivement des hommes. On peut regarder d’autres caractéristiques comme la classe sociale ou la race : il semble que LE facteur déterminant dans les violences, c’est d’abord le sexe. Ça m’intéresse bien davantage de savoir pourquoi c’est le cas et comment l’empêcher, plutôt que de dire qui joue au foot. On peut considérer que la différence entre homme et femmes est innée, naturelle et immuable. La décision logique à prendre serait de réduire les libertés des hommes puisqu’on les considère comme naturellement dangereux pour la société dans son ensemble.
      Traitez moi d’optimiste, peut-être que vous pourrez m’accuser de trop aimer les hommes, mais je ne pense pas qu’ils soient naturellement plus violents (et il y n’y a guère de recherche qui prouverait le contraire jusqu’ici). Je pense que les hommes peuvent changer. Pour ça, il faut changer leur éducation et leur mode de vie actuel. Il a été démontré que l’adhésion aux valeurs virilistes et la croyance en une différence insurmontable entre hommes et femmes est aussi un facteur de violence envers les femmes et les hommes. Voilà pourquoi je raconte tout ça. Pas pour forcer les filles à jouer au foot.

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      1. La criminalité est un sujet complètement différent, content de savoir qu’il vous intéresse plus, soit, parlons-en. Vous dîtes quelque chose d’extrêmement dangereux : “La décision logique à prendre serait de réduire les libertés des hommes puisqu’on les considère comme naturellement dangereux pour la société dans son ensemble.”
        Non, dans un état de droit, on ne restreint pas la liberté de quelqu’un qui n’a commis aucun crime sous prétexte qu’il appartient à telle ou telle catégorie, même si il est prouvé par A+B que cette catégorie est plus à risque.

        Concernant la violence des hommes, je crois savoir que la testostérone rend agressif, c’est une explication possible. Je crois surtout que les hommes ne sont pas plus violents mais ont plus les moyens d’être dangereux (force physique et armes). Prendre une grosse claque d’une souris d’un mètre soixante ou une patate d’une armoire à glace de 2m, c’est le même geste mais pas les mêmes conséquences.
        Si vous retraitez correctement les données, il n’est pas certain que l’on arrive aux mêmes conclusions.

        Je ne vous traite pas d’optimiste, à vrai dire, je pense que vous voulez à tout prix arriver à la conclusion qu’hommes et femmes sont identiques parce que si ils sont identiques ils sont forcément égaux. Vous y voyez un raccourci pour en arriver à l’égalité.
        Je pense pour ma part qu’ils sont égaux mais pas identiques (comme des Chinois et des Français).Je ne sais pas ce que vous entendez par “valeurs virilistes” mais je ne vois pas en quoi croire (à tord ou à raison) à une différence (insurmontable ou pas) entre hommes et femmes rend violent. Je ne tape pas sur les Chinois parce qu’ils sont différents. Vous si ?
        Au contraire, je pense que croire en l’absence de différences conduit à l’agression sexuelle, c’était principalement l’objet de mon article. D’ailleurs, j’aimerais votre avis là dessus : comment justifiez-vous du coup, qu’il ne faille pas envoyer des photos de son sexe à des femmes (ou mettre des mains aux fesses, choisissez ce que vous voulez) ?

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      2. Vous croyez beaucoup de choses, vous supposez beaucoup de choses et vous parlez beaucoup, mais vous ne vous appuyez sur rien. C’est formidable, autant d’assurance.

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  25. Sur quoi vous appuyez-vous de plus solide ?
    Si vous manquez de temps, répondez juste à la dernière question, la réponse m’intéresse vraiment, ce n’est pas un piège, je suis vraiment curieux de savoir comment on justifie que les photos ce n’est pas bien dans un schéma de pensée où hommes et femmes sont pareils.

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    1. Bonjour, je me permets une tentative de réponse…

      Pour partir de ce que vous avez saisi, autour de vous : les hommes et les femmes ne pensent pas pareil, en effet. Parce qu’ils y ont été encouragés, éduqués, validés ou invalidés, par les parents, par les contes, la crèche, l’école, la religion, la politique, les pubs, la musique, les séries et… les algorithmes qui favorisent bien la pensée en rond sur internet. C’est ça la culture entre autres choses.
      Est-ce ok ?
      Pour vous apparemment oui.
      Pour une femme, moins. En fait.
      Parce qu’une femme, depuis toute petite, on lui parle du petit chaperon rouge, on lui dit qu’elle est plus mignonne quand elle sourit, on lui demande d’être bien satisfaisante en apparence, avec ses attributs féminins naturels plus ou moins marqués, et ses décorations plus ou moins handicapantes (tailleur serré ou talons hauts, tu vas pas pouvoir courir bien loin petit chaperon). Surtout il ne faut pas qu’elle soit trop masculine, sinon on est perdus, on ne peut plus bien discriminer qui est fort et qui est faible.
      Cette fillette qui devient grande, va dans le meilleur des cas rapidement sentir des regards appuyés qui l’envisagent sexuellement, et autres mains aux fesses. Une fois, deux fois, cinquante fois, tous les jours. Ça s’appelle du harcèlement sexuel. C’est terriblement banal.
      Est-ce ok ? Pour vous peut-être que oui, pour une femme, non.
      Elle a intériorisé année après année qu’elle était potentiellement en danger d’agression sexuelle. Notez bien : elle n’a pas forcément été agressée sexuellement, mais le moindre petit mot ou geste à connotation sexuelle hors jeu de séduction clairement établi va immédiatement réveiller sa vigilance.
      Logiquement, elle se construit une carapace, qui peut aller par exemple sur le plan de l’aspect extérieur, de la tenue la plus invisibilisante qui soit, à l’hypersexualisation, la femme fatale. Pour tenir comme elle peut, l’homme à distance.
      Est-ce ok ? Pour vous peut-être que oui, pour une femme, ça signifie qu’elle doit toujours toujours toujours calculer, anticiper comment elle va devoir se comporter pour s’assurer qu’elle ne va pas être la proie des hommes. Vous imaginez la place que ça prend mentalement ? Pendant que les hommes dans leur grande majorité (quoique moins à l’adolescence probablement), vont faire l’économie de toute cette anticipation (ça leur laissera le temps de mater et de siffler et de mettre des mains aux fesse parce qu’après tout, eux, si ça leur arrivait en boîte mixte hétéro/gay, ce serait vite oublié). C’est facile d’être cool quand on est un homme et qu’on se rappelle de LA fois où on s’est pris une main aux fesses.
      Moi, la première fois, j’avais 12 ans, j’en paraissais 10, ma mère m’avait installée dans le train, j’allais voir ma grand-mère, la consigne était “si le wagon se vide à l’arrêt intermédiaire, change de wagon”. Le wagon s’est vidé, le passage vers l’autre wagon était bloqué, un homme d’une cinquantaine d’années s’est tout naturellement senti autorisé à venir s’asseoir à côté de moi et me mettre la main sur la cuisse. Il ne m’a pas violée, y a pas mort d’homme. Il y a intrusion masculine à connotation sexuelle dans la vie d’une fillette. Qui s’en rappellera toute sa vie. Ça donne pas envie.

      Aujourd’hui j’ai 40 ans, je ne peux pas me rappeler de toutes ces délicates attentions harcelantes. Il y en a beaucoup trop. À 20 ans je pouvais en rire voire en jouer, mélange de carapace et de recherche de contrôle. Je suis très douée à ça. Aujourd’hui je suis lasse de devoir dire à ma fille de faire attention à comment elle s’habille selon avec qui elle sera, car si un homme se défend d’avoir violé une femme au motif que “elle avait une mini jupe”, ce n’est moralement et légalement pas recevable, mais dans sa tête d’homme baigné dans notre si belle culture patriarcale, il se sera senti autorisé. Et l’acte aura été commis. La femme n’est pas responsable des actes déconnants des hommes, mais elle doit savoir que les hommes sont potentiellement très déconnants.
      Ce n’est absolument pas ok. Si ?

      Alors vous avez raison, les hommes et les femmes en sont arrivés à se créer une petite société où ils ne pensent pas pareil.

      Reprenons votre question de la dick pic.
      Si vous aviez passé votre vie d’enfant et d’ado à devoir anticiper le risque d’agression sexuelle par n’importe quelle femme, en vivant des moments de harcèlement sexuel par les mots, les gestes, les regards, aimeriez-vous recevoir tout-à-coup dans votre smartphone une photo de vulve bien mouillée ? (je ne parle pas de la part d’une femme que vous désirez parce que vous avez des sentiment pour elle ou parce qu’elle répond à des canons de beauté marketés). Si vous répondez oui, relisez bien tout ce qui précède en imaginant que la petite fille du départ, vous en êtes le père, et demandez-vous comment elle pourrait apprécier de recevoir une dick pic…

      Maintenant, si tout cela éveille un peu d’indignation, un sentiment de solidarité en vous, il ne suffit pas de se dire qu’on n’a qu’à tous jouer au foot ou à la marelle ensemble mais sans forcer personne. C’est une très belle idée, personnellement j’adore le foot, y jouer et le regarder, et aussi danser le swing, nager, jouer du piano, mettre du rouge à lèvres, lire, faire l’amour.

      Mais ça ne suffit pas, car le problème est culturel, inscrit depuis des siècles. Et pour changer cette culture, pour que nous soyons vraiment égaux, différents mais égaux, qu’on puisse “penser pareil” dans une certaine mesure, qu’on soit homme ou femme, il faut que les mères, mais aussi les pères, et les enseignants, et les responsables institutionnels et politiques, et les créateurs de culture pop, que tous saisissent ce que je suis en train de vous expliquer, pour permettre aux enfants qui deviendront des parents à leur tour, d’aimer le rose et le bleu, ou pas, les paillettes et les motos, le foot et la mode, peu importe leur identité de sexe et de genre.
      Et qu’une femme de 40 ans puisse aller prendre sa douche dans les vestiaires après le match sans craindre d’être taxée de belle salope, même avec la porte fermée… Sa seule présence en tant que femme, aujourd’hui, suggère sa nudité sous la douche, et de la suggestion au fantasme il n’y a qu’un pas. Et pour cette femme, il y a danger.
      La mixité n’est pas immédiatement possible. Mais tendre vers elle, c’est ça tout l’enjeu, pour une société vraiment plus égalitaire. et pour ça les femmes ont besoin des hommes, des hommes qui ont compris quel était le problème. Et les hommes ont besoin des femmes, aussi, et ce serait ok 🙂

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  26. Reblogged this on La Barbe Liège and commented:
    L’homosocialité, ça fait partie de tout un système qui fait qu’on commence par trouver normal d’être entre garçons dans la cour d’école et qu’on continue sans se poser de question à rester entre hommes dans les conseils d’administration ou les gouvernements.

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